L’élimination des gras trans
L’anniversaire des deux ans de la période de réduction volontaire des gras trans est maintenant passé.
Les gras trans artificiels, introduits dans l’alimentation canadienne au cours des années 1970 en tant que moyen de prolonger la durée de conservation des aliments, n’offrent aucune valeur alimentaire et sont extrêmement dangereux pour la santé du cœur.
Si tous les gras trans artificiels étaient remplacés par des substituts plus sains, des milliers de décès cardiaques pourraient être évités chaque année au Canada.
Le gouvernement fédéral a mandaté en 2005 un Groupe de travail sur les gras trans afin de résoudre cette question. En juin 2007, le ministre de la santé de l’époque, l’Honorable Tony Clement, a répondu à la publication du rapport final du Groupe de travail intitulé « TRANSformer l’approvisionnement alimentaire » en appuyant les taux de gras trans recommandés par le rapport et en affirmant :
« Nous accordons à l'industrie alimentaire un délai de deux ans pour réduire le plus possible les gras trans, comme le recommande le Groupe d'étude. Si on ne constatait pas des progrès importants vers l'atteinte des limites proposées au terme de cette période, nous devrions alors imposer cette réduction par voie de réglementation. ” (Communiqué de presse de santé Canada, 20 juin 2007).
Certaines entreprises alimentaires ont pris des mesures afin d’éliminer les gras trans artificiels, tandis que d’autres n’ont rien fait. Malheureusement, on retrouve encore trop de produits qui continuent de contenir des taux alarmants de ces gras trans, dont certains produits souvent consommés par les enfants, comme les gâteaux, les beignes et les brownies. Le secteur de la boulangerie en particulier, continue d’offrir de 33 % à 75 % de produits contenant des taux inutilement élevés de gras trans.
Le Danemark, la Suisse, la Californie et plusieurs villes américaines ont adopté des réglementations contre les gras trans. Au Canada, la Colombie-Britannique a implanté une réglementation en septembre 2009.
L’absence de réglementation fédérale au Canada entraîne une mosaïque d’approches dans tous les coins du pays, ce qui fait que les chances des entreprises sont inégales et que la santé des Canadiens et des Canadiennes ne profite pas partout des mêmes bienfaits.
Le délai d’élimination volontaire de deux ans accordé par le gouvernement fédéral est maintenant échu. Les taux de gras trans sont toujours trop élevés, surtout dans les produits de boulangerie.
Le verdict est tombé. Le Canada a un urgent besoin de réglementer les gras trans afin de protéger nos enfants et l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes. Il est maintenant temps d’agir.
Affiché en janvier 2010.
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