La consultation en ligne permet de réduire de façon remarquable la pression artérielle.
La consultation en ligne permet de réduire de façon remarquable la pression artérielle
L’outil en ligne encourage les patients à maintenir un mode de vie plus sain permettant de doubler la réduction de la pression artérielle comparativement à ceux qui n’ont pas participé au programme.
Vancouver – Selon le Dr Robert Nolan, Ph.D., chercheur à la Fondation des maladies du cœur, la consultation en ligne peut permettre de réduire considérablement la pression artérielle, d’améliorer le mode de vie et de rehausser la qualité de vie.
« La consultation en ligne a le potentiel de renforcer les effets du traitement médical de l’hypertension artérielle », a confié le Dr Nolan au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire, qui est coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie. « Nous avons observé que la consultation en ligne a permis d’obtenir une double réduction des niveaux de pression artérielle des participants comparativement à ceux qui n’ont pas profité de ce type de consultation. »
L’étude cherchait à savoir si la consultation en ligne contribue à améliorer le contrôle de la pression artérielle sur une période à long terme d’au moins un an, et si elle aidait à maintenir une meilleure qualité de vie, et à survivre, parmi les personnes souffrant d’hypertension artérielle.
Le Dr Nolan et son équipe du Réseau universitaire de la santé (RUS), de l’Université de l’Ouest de l’Ontario et de l’Unité de santé publique de l’Ontario à Grey Bruce, ont évalué Mon e-soutien santé, un plan d’action personnalisé et un programme de soutien par courriel, créé pour aider les gens à contrôler leur pression artérielle et maintenir un mode de vie sain.
Six millions de Canadiens souffrent d’hypertension surnommée le tueur silencieux en raison de l’absence de symptômes. Il s’agit du principal facteur de risque pour l’accident vasculaire cérébral et un risque majeur pour les maladies du cœur.
Les chercheurs ont découvert que la consultation en ligne encourage les gens à suivre leurs plans en matière de régime alimentaire et d’activité physique, permettant de réduire la pression artérielle.
L’humeur de personnes souffrant d’hypertension s’est aussi améliorée en participant au programme de consultation en ligne. Selon le Dr Nolan, il est bien connu que la dépression a un effet nuisible sur les patients souffrant d’hypertension artérielle. Les personnes dépressives ne s’intéressent plus à une alimentation saine et à l’activité physique, deux choix de mode de vie qui peuvent améliorer considérablement leur santé. « Tenant compte de ces facteurs, nous avons examiné l’effet de la consultation en ligne au plan de l’amélioration des comportements du mode de vie, et de la réduction de la pression artérielle. »
L’étude a évalué 387 personnes de 45 à 74 ans au cours d’une période de quatre mois. Toutes ces personnes avaient reçu un diagnostic d’hypertension artérielle, et 72 % d’entre elles prenaient un médicament ou plus pour traiter l’hypertension.
Les participants d’un groupe ont reçu un bulletin ordinaire en ligne de la part de la Fondation des maladies du cœur, offrant des renseignements sur la santé du cœur et des conseils généraux pour gérer leur santé. Les participants d’un deuxième groupe ont reçu huit courriels au cours d’une période de quatre mois offrant des renseignements éducatifs ainsi que des messages de motivation.
Avant de recevoir les courriels, les participants du deuxième groupe ont répondu à des sondages indiquant ce qu’ils voulaient modifier dans leur mode de vie, tel que cesser de fumer, améliorer leur régime alimentaire ou être plus actifs physiquement. Les courriels ont abordé ensuite les préoccupations individuelles des participants en incluant des suggestions personnalisées et des encouragements personnels pour les aider à atteindre leurs objectifs.
Le Dr Nolan a signalé que les participants à l’étude qui ont reçu ces courriels ont réduit de moitié leur pression artérielle, comparativement aux sujets qui n’avaient obtenu que le bulletin.
« Nous avons découvert que la consultation en ligne était associée à une amélioration du régime alimentaire et de l’activité physique. Le facteur de motivation était thérapeutique », a déclaré le Dr Nolan. « Les outils en ligne visant à promouvoir des modes de vie sains sont maintenant une réussite confirmée. C’est la voie de l’avenir. »
Il remarque que les participants à l’étude étaient âgés de 45 à 70 ans. « Il s’agissait d’un outil puissant pour rejoindre certains des participants plus âgés qui étaient autrefois isolés » a affirmé le Dr Nolan. « Il y a soixante-dix ans, une personne devait visiter son médecin, et maintenant, les gens peuvent réduire leurs risques dans le confort de leur domicile grâce à la puissance du soutien en ligne. »
Le Dr Nolan affirme que la consultation en ligne pourrait devenir un moyen rentable d’étendre les programmes de soins de santé aux personnes dans le besoin, sans surcharger les ressources de notre système de soins de santé. Il a noté que cette question deviendra probablement une priorité de recherche s’il peut être démontré que la consultation en ligne offre des avantages pour la santé à long terme.
« Si vous connaissez et que vous contrôlez votre pression artérielle, vous pouvez réduire le risque d’accident vasculaire cérébral dans la mesure de 40 %, et celui d’une crise cardiaque, dans la mesure de 25 % », affirme le Dr George Honos. « Les changements apportés au mode de vie tels que suivre un régime alimentaire faible en sodium, être physiquement actif, vivre sans fumée, atteindre et maintenir un poids santé, et gérer son stress, peuvent tous réduire votre risque. »
À son avis, l’étude indique que la consultation en ligne de concert avec la surveillance d’un médecin et les médicaments appropriés, représentent un trio prometteur pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle.
Encouragés par ces résultats, le Dr Nolan et son équipe explorent actuellement les bienfaits de la consultation en ligne de façon plus approfondie à l’aide d’un essai clinique plus étendu et à plus long terme.
« Notre prochain objectif de recherche vise à savoir si la consultation en ligne peut aussi faciliter la prise de médicaments pour contrôler l’hypertension », déclare le Dr Nolan. « Le soutien continu offert par un programme de consultation en ligne pourrait être un moyen efficace d’éduquer les patients et de les encourager à conserver les bienfaits de leur traitement médical. »
Le programme de la Fondation Mon e-soutien santéMC est un service de suivi par courriel personnalisé et gratuit qui transmet des courriels périodiquement aux utilisateurs afin d’offrir des renseignements et des conseils personnalisés sur leur situation actuelle, en les aidant à effectuer progressivement des changements afin d’adopter un mode de vie sain pour le cœur.
Élaboré par des spécialistes, ce programme interactif crée des plans d’action individuels pour les utilisateurs visant à les guider dans une évaluation des risques personnalisée, à déterminer leur risque personnel de contracter une maladie du cœur ou d’avoir un accident vasculaire cérébral, et à offrir des conseils ainsi que du soutien pour réduire leurs risques.
Pour obtenir de l’information sur la gestion et la prévention de l’hypertension artérielle, visitez le site http://www.fmcoeur.com.
Les déclarations et les conclusions des auteurs de l’étude sont uniquement celles des auteurs de l’étude et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la prise de position de la Fondation ou de la Société canadienne de cardiologie (SCC). La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune représentation ou garantie quant à leur exactitude ou leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion des modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
La réadaptation prolonge la vie des patients cardiaques – mais il faut participer
La réadaptation prolonge la vie des patients cardiaques – mais il faut participer
Même les améliorations mineures à la condition physique résultent en une diminution du taux de décès, surtout chez les patients les moins en forme
Vancouver – La réadaptation cardiaque accroît la longévité, surtout chez les patients ayant le niveau de condition physique le plus bas. C’est ce qu’a déclaré la Dre Billie-Jean Martin devant l’assemblée du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011, coorganisée par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
« La réadaptation cardiaque apporte des bienfaits, peu importe votre condition physique », affirme la Dre Martin, une résidente en chirurgie cardiaque et candidate au Ph.D. au Libin Cardiovascular Institute de l’Université de Calgary. « Les patients qui se responsabilisent en matière de santé et améliorent leur condition physique se donnent les moyens de vivre plus longtemps. »
Il est intéressant de constater que les plus grands bienfaits pour la santé ont été obtenus par les patients qui étaient le moins en forme au départ. « Pour ceux-ci, même la plus petite amélioration de leur condition physique a eu un effet majeur », explique la Dre Martin. « Il n’est pas nécessaire d’être en bonne forme physique pour recevoir des bienfaits de la réadaptation cardiaque. De fait, plus la condition physique est basse, plus vous avez à gagner de la réadaptation cardiaque. »
Partout au pays, les personnes atteintes d’une maladie du cœur se font proposer un programme de réadaptation cardiaque, d’exercice, d’éducation et de thérapie conçus pour aider les personnes à se remettre d’une crise cardiaque, de problèmes cardiaques, ou à la suite d’une chirurgie cardiaque. Selon plusieurs études cliniques, la réadaptation cardiaque permet d’améliorer les résultats. « Malheureusement, les patients ne sont pas systématiquement dirigés vers ces programmes, et ceux qu’ils le sont n’y participent pas toujours », déclare la Dre Martin.
Les chercheurs du Cardiac Wellness Institute of Calgary (CWIC) ont mené une étude portant sur 2 867 sujets atteints d’une maladie du cœur ayant participé à un programme de réadaptation cardiaque entre 1996 et 2010. À l’inscription, ils ont subi une évaluation quant à leur poids, leur tour de taille, la pression artérielle et le taux de glycémie et de cholestérol.
Leur condition physique a été évaluée sur le tapis roulant. Ils ont été classés en trois groupes : niveau de condition physique bas, moyen ou élevé, calculé à partir de notes standardisées.
Ensuite, ils ont participé à un programme de réadaptation pendant 12 semaines, au cours duquel des médicaments leur ont été prescrits, ainsi qu’un régime d’exercices d’aérobie, de force et d’étirement. Ils ont également assisté à des cours sur les façons d’améliorer sa nutrition et de gérer son stress – « une réorganisation complète du mode de vie » précise la Dre Martin. Après 12 semaines, ils ont subi une nouvelle évaluation sur le tapis roulant pour établir leur niveau de condition physique. Une année après le début du programme, 1 696 d’entre eux sont retournés pour une autre évaluation sur le tapis roulant.
Les résultats ont démontré que sur les 15 années de la durée de l’étude plus une personne est en bonne forme physique, moins son risque de décès est élevé. « Nous en concluons que votre forme physique est gage de votre espérance de vie », affirme la Dre Martin. « Plus vous êtes en forme, moins vous risquez de décéder. »
« Plus de 1,3 millions de survivants vivent avec une maladie du cœur – tous ces événements qui changent le cours d’une vie ont des répercussions sur tout un réseau de personnes, les membres de la famille, les amis et les collègues de travail », explique la Dre Beth Abramson, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, « la réadaptation cardiaque aide les patients à intégrer des changements de mode vie, mais peu de gens y ont recours, et ce, malgré les résultats très déterminants. Il est essentiel que la réadaptation fasse partie intégrante du processus de récupération. »
Elle recommande que si vous, ou un membre de votre famille, vivez avec une maladie du cœur, et n’êtes pas inscrits à un programme de réadaptation cardiaque, d’en discuter avec votre médecin, car il est possible que vous puissiez être admissible à ces programmes.
La Dre Martin abonde dans le même sens et souligne que nous en sommes à l’étape où il faut accroître les taux de participation aux programmes de réadaptation cardiaque. À l’heure actuelle, parmi les patients cardiaques qui sont dirigés vers ces programmes, il n’y en a que la moitié qui y participe. « Ce sont les personnes âgées et sédentaires qui en profitent le moins, et ce sont elles qui ont le plus à gagner de la réadaptation », ajoute-t-elle. « Nous pouvons maintenant leur affirmer qu’elles vivront plus longtemps. J’aime dire à mes patients que la chirurgie ne dure que quatre heures. Or, vous avez toute la vie pour soigner cette maladie. »
Voici quelques conclusions importantes de l’étude :
- Tout effort pour améliorer votre niveau de condition physique résulte en une réduction de 30 % du risque de décès
- Si vous êtes en mauvaise forme physique, même les petits efforts sont bénéfiques
- Plus vous améliorez votre condition physique, plus vous en retirez des bienfaits
Les déclarations et les conclusions des auteurs de l’étude sont celles des auteurs uniquement et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou la position de la Fondation ou de la CCSC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie ne présentent aucune observation et n’offrent aucune garantie concernant l’exactitude ou la fiabilité de ces déclarations et conclusions.
La Fondation des maladies du cœur du Canada (heartandstroke.ca), un organisme bénévole du domaine de la santé mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux et réduit leurs répercussions grâce à la recherche, la mise en application des découvertes, la promotion d’un mode de vie sain et la représentation en faveur de la santé.
Les travailleuses de quart auraient un risque plus élevé de maladie du cœur
Les travailleuses de quart auraient un risque plus élevé de maladie du cœur
Vancouver – Les membres du personnel hospitalier féminin travaillant durant les quarts de nuit compromettraient leur propre santé en essayant d’améliorer la santé des patients, a annoncé aujourd’hui Dre Joan Tranmer au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011, coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
L’équipe de la Dre Tranmer a étudié le lien entre le travail par équipes et les facteurs de risque des maladies du cœur parmi les employées d’hôpitaux travaillant aussi bien par rotation des quarts de travail qu’avec un horaire variable.
En tant qu’ancienne infirmière connaissant bien le travail par équipes et à cause de sa préoccupation pour la santé du personnel hospitalier féminin, Dre Tranmer s’est demandée si les heures de travail tard dans la nuit nuisaient à la santé de ses collègues à l’hôpital. « En me promenant dans l’hôpital et en discutant avec mes collègues, j’ai pu observer certaines choses préoccupantes chez bon nombre de travailleuses », déclare-t-elle. « Nous ne savions pas si cela avait un rapport avec le travail de quart ou avec d’autres aspects du travail dans les hôpitaux. »
Son étude confirme ce qu’elle avait observé relativement à la santé des membres féminins du personnel hospitalier. La Dre Tranmer a étudié 227 femmes âgées de 22 à 66 ans (avec une moyenne d’âge de 46 ans) de deux hôpitaux du sud-est de l’Ontario. L’étude ne comprenait pas seulement des infirmières, mais aussi divers autres membres du personnel, dont des employés administratifs et des techniciens de laboratoire et d’équipement, qui travaillaient selon diverses rotations.
Elle a examiné chacun des éventuels facteurs de risque de ces femmes associés au syndrome métabolique. Les cinq indicateurs du syndrome sont l’obésité abdominale (un tour de taille accru), de l’hypertension, une glycémie élevée, un taux élevé de triglycérides et de faibles taux de cholestérol HDL (lipoprotéine de haute densité), connus sous le nom de « bon » cholestérol. Les femmes ont également rempli un sondage détaillé sur leurs antécédents de travail et leur mode de vie.
Les résultats de cette étude laissent penser qu’approximativement une femme d’âge moyen sur cinq occupant un travail de quart a au moins trois facteurs de risque de maladie du cœur.
De ce groupe, 17 % étaient atteintes de syndrome métabolique et avaient au moins trois des indicateurs déterminés et 38 % faisaient de l’hypertension. Fait particulièrement inquiétant, 60 % des participantes avaient un tour de taille supérieur à 80 cm (31,5 pouces).
L’obésité abdominale et le tour de taille accru sont de bons facteurs prédictifs du risque de développer une maladie du cœur ou un AVC, d’être atteint d’hypertension, d’un taux élevé de cholestérol ou de diabète de type 2. Plus votre tour de taille est important et plus grand est votre risque de développer ces troubles.
L’étude a permis de mettre en lumière que l’âge et le travail de quart actuel avaient un lien significatif avec un risque accru. Les femmes de plus de 45 ans qui avaient atteint la ménopause et travaillé en quarts de travail pendant plus de six ans et celles travaillant actuellement soit en quarts de 12 heures ou en rotation de quarts étaient plus à risque d’avoir un syndrome métabolique.
Le syndrome métabolique a été observé chez 8 % de celles qui travaillaient en quarts depuis moins de six ans, chez 18 % de celles qui travaillaient en quarts depuis six à quinze ans et chez 74 % de celles qui travaillaient en quarts depuis plus de 15 ans. Même si l’augmentation de la prévalence des facteurs de risque est également liée à l’âge, l’effet de la combinaison d’un âge plus avancé et du travail de quart suscite des inquiétudes.
« Nous ne comprenons pas bien de quelle manière le travail de quart contribue à ces facteurs de risque », explique Dre Tranmer. « Il est possible que la perturbation des rythmes biologiques du sommeil, de l’alimentation et de l’activité physique soit un facteur. » L’équipe de recherche explore actuellement ces voies potentielles dans une étude.
Un sondage de Statistique Canada sur l’équilibre entre le travail et la vie privée chez les travailleurs de quart a découvert que de longues heures de travail sont associées à une surcharge de rôles. Les travailleurs de quart avaient plus tendance que les autres à dormir moins, à passer moins de temps avec leur partenaire et à s’inquiéter de ne pas passer suffisamment de temps avec leur famille, comparativement aux travailleurs de jour avec un horaire régulier.
« Toutes les femmes devraient faire attention à leur poids et aux autres facteurs de risque, et cette étude montre que les femmes occupant un travail de quart doivent faire particulièrement attention » déclare le porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, Dr George Honos. « Nous passons tant d’heures et de jours au travail, il est important que les employeurs et les employés créent un milieu de travail aussi sain que possible, particulièrement en ce qui a trait aux travailleurs de quart. »
Il ajoute qu’étant donné la prévalence de ces facteurs de risque cardiovasculaire, tout particulièrement les taux d’obésité abdominale et l’âge croissant de la main-d’œuvre hospitalière féminine, cette étude souligne la nécessité d’examiner les politiques en milieu de travail qui encouragent des comportements sains auprès de tous les employés.
Il recommande aux femmes d’apprendre comment protéger la santé du cœur avec la campagne Le cœur tel qu’elles (lecoeurtelquelles.ca) de la Fondation, qui sensibilise les femmes à la manière de déterminer leurs risques et les signes avant-coureurs des maladies du cœur et des AVC, en plus de leur montrer comment apporter des changements à leur mode de vie et agir pour réduire leurs risques jusqu’à 80 %.
« Ces femmes travaillent tellement fort pour s’occuper des autres, mais elles doivent prendre le temps de bien s’occuper de leur propre santé » explique la Dre Tranmer.
Selon Statistique Canada, plus de 4 millions de personnes âgées de 19 à 64 ans travaillaient autrement qu’avec un horaire régulier de jour en 2005. Parmi ces travailleurs d’équipes, environ 3,3 millions travaillaient à plein temps (30 heures ou plus par semaine). Les rotations des quarts de travail et les horaires irréguliers étaient les types de travail par équipes les plus courants, représentant 2,3 millions de travailleurs à temps plein. Les femmes représentaient 37 % de tous ces travailleurs et la majorité d’entre elles (69 %) travaillaient à temps partiel.
À la question de savoir si on pouvait tirer des conclusions similaires pour les travailleurs de quart masculins, la Dre Tranmer a déclaré qu’une grande partie de notre compréhension des liens entre le travail de quart et la santé provenait d’études qui ont principalement inclus des hommes et que c’est pour cette raison qu’elle voulait se concentrer sur ce lien chez les femmes.
L’étude a été financée par les Instituts de recherche en santé du Canada.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études expriment uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, à la promotion de modes de vie sains et à représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
Double bienfait des médicaments pour la pression artérielle : une étude détermine qu’ils pourraient bien révolutionner la manière dont nous traitons les valvulopathies.
Double bienfait des médicaments pour la pression artérielle : une étude détermine qu’ils pourraient bien révolutionner la manière dont nous traitons les valvulopathies.
La chirurgie à cœur ouvert ne serait plus la seule option pour soigner ce type de maladie qui arrive au troisième rang des cardiopathies les plus répandues.
Vancouver – Un type de médicament, connu sous le nom d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine, réduirait le risque de mortalité de 30 % au cours d’une période de huit ans chez les personnes atteintes d’une maladie du cœur appelée rétrécissement aortique (RA) calcifié, a révélé aux délégués du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire le Dr Philippe Pibarot, chercheur de la Fondation des maladies du cœur. Cet état se traite actuellement par une chirurgie à cœur ouvert.
« Notre découverte modifie nos idées sur le RA et nous indique un nouveau chemin pour prévenir et inverser la calcification », déclare le Dr Pibarot, professeur à l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en maladies valvulaires cardiaques de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. « Nous avons maintenant plus de marge de manœuvre en matière de thérapies et cela indique aux chercheurs de nouvelles pistes à explorer, en plus d’offrir un potentiel formidable pour une découverte majeure. »
Du point de vue du coût des soins de santé, le traitement avec les médicaments est également beaucoup moins dispendieux que le remplacement d’une valvule au moyen d’une chirurgie, ce qui coûte au moins 30 000 $, selon le Dr Pibarot.
Chaque année, le RA cause entre 10 000 et 15 000 décès en Amérique du Nord et nécessite plus de 80 000 chirurgies cardiaques. Cette recherche prometteuse laisse penser qu’un traitement médicamenteux permettrait de traiter le RA, ce qui serait une première.
« Le RA est l’un des types les plus courants de cardiopathie et pourtant, jusqu’à maintenant, la seule option pour sauver des vies était la chirurgie à cœur ouvert. Et la chirurgie de remplacement d’une valvule arrive au deuxième rang des chirurgies cardiaques les plus fréquentes, juste après le pontage aortocoronarien, dit le Dr Pibarot. Nous pourrions réussir à ralentir le progrès du RA de manière à ce que la plupart des gens n’aient pas besoin de chirurgie. »
Une valvule cardiaque normale est souple et mince, comme une tranche de tomate, ajoute le Dr Pibarot. Une valvule qui a durci et s’est rétrécie ressemble davantage à un chou-fleur. Il s’agit dans un tel cas de RA calcifié, le type de RA le plus courant dans lequel des dépôts de calcium se forment dans la valvule, ce qui empêche celle-ci de s’ouvrir correctement et ce qui entraîne une surcharge de pression dangereuse dans le cœur.
Pendant des années, remarque-t-il, on a pensé que le RA était une maladie dégénérative liée au vieillissement et à l’usure cumulative de la valvule cardiaque. Des études plus récentes ont cependant révélé que certains facteurs génétiques et de mode de vie (comme l’obésité) jouent également un rôle dans le développement d’un RA.
Dans la foulée de ces travaux, plusieurs essais ont permis d’étudier la question de l’efficacité éventuelle des statines (une catégorie de médicaments utilisés pour abaisser les niveaux de cholestérol) contre le RA. Ces résultats n’ont pas été prometteurs. Le Dr Pibarot et ses collègues ont alors adopté une autre stratégie et ont examiné des médicaments généralement utilisés pour traiter l’hypertension (une pression artérielle trop élevée).
Le système rénine-angiotensine (SRA), plus particulièrement une molécule appelée angiotensine II, est une des principales cibles des médicaments qui abaissent la pression artérielle. Certains médicaments contre l’hypertension bloquent même la production de l’angiotensine II, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA). D’autres médicaments se concentrent sur les récepteurs de l’angiotensine II, les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine (ARA).
Pendant plus de trois ans et demi, l’équipe du Dr Pibarot a suivi 340 patients atteints de RA et dont 73 % souffraient d’hypertension de divers niveaux de gravité. Parmi les patients, 34 % prenaient des IECA, 16 % des ARA et 50 % ne prenaient aucun médicament ciblant le SRA. Le suivi consistait à mesurer la rapidité avec laquelle le sang passait par la valvule touchée. Comme l’explique le Dr Pibarot, un peu comme l’eau qui coule plus vite lorsque la rivière se rétrécit, une valvule qui se rétrécit fait également monter la pression. « Une plus grande rapidité du flux sanguin signifie que le rétrécissement progresse plus vite » dit-il.
Comparativement aux personnes ne prenant aucun médicament, ceux qui prenaient des IECA avaient un rétrécissement moins rapide de la valvule. Mais la différence la plus flagrante était constatée chez les patients prenant des ARA qui bloquent les récepteurs de l’angiotensine II. Chez ces patients, la progression de la maladie était considérablement ralentie : elle progressait trois fois plus lentement que chez les personnes qui ne prenaient aucun médicament, explique le Dr Pibarot.
Il ajoute qu’en effet avec les ARA le flux est plus lent, comme une rivière plus calme.
Comme il existe actuellement aucun traitement médicamenteux pour traiter le RA, les découvertes du Dr Pibarot sont potentiellement très importantes, déclare le porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, Dr George Honos.
« La chirurgie à cœur ouvert est efficace, mais elle est risquée pour de nombreux patients à cause de leur âge », déclare le Dr Honos. « Les ARA ont le potentiel de ralentir significativement le rétrécissement aortique, ce qui nous permet de prolonger la vie sans chirurgie. »
Il dit que la nécessité de trouver une solution médicamenteuse est d’autant plus urgente qu’il convient de considérer le vieillissement de la population : on prévoit que la prévalence des valvulopathies cardiaques va doubler au cours des 15 prochaines années.
Le Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011 est coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études expriment uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé
La qualité de vie des femmes au cœur du problème : des chercheurs canadiens ont découvert que pour certaines questions relatives à la santé du cœur, les femmes ne s’en sortent pas aussi bien que les hommes.
La qualité de vie des femmes au cœur du problème : des chercheurs canadiens ont découvert que pour certaines questions relatives à la santé du cœur, les femmes ne s’en sortent pas aussi bien que les hommes.
Vancouver – Une étude de la Fondation des maladies du cœur a déterminé que les femmes de moins de 55 ans se remettent moins bien que les hommes d’une crise cardiaque et que leur état de santé après un mois décline davantage que celui des hommes.
L’étude AMI55 a constaté que les femmes de 20 à 55 ans avaient des restrictions physiques beaucoup plus graves, davantage de récurrences de douleurs dans la poitrine et une moins bonne qualité de vie que les hommes un mois après une crise cardiaque. Comparativement à leur évaluation de base, elles ont vu leur état de santé se détériorer en ce qui a trait aux limitations physiques et aux récurrences de douleurs dans la poitrine. Chez les hommes, seules les limitations physiques avaient empiré un mois plus tard.
« Même si la forte prévalence des facteurs de risques cardiaques traditionnels, comme le diabète, le tabagisme et l’hypertension jouent un rôle, ils n’expliquent pas entièrement ces mauvais résultats observés chez les femmes », déclare Dre Karin Humphries, professeure au sein de la Fondation des maladies du cœur en santé cardiovasculaire féminine à l’UBC. « Voilà pourquoi notre étude s’est concentrée sur l’examen des facteurs de risque non traditionnels tels que la dépression, l’anxiété et le soutien social. »
Dre Humphries estime que la lenteur relative de la convalescence des femmes est en partie attribuable aux normes sociales et culturelles qui placent généralement les femmes de ce groupe d’âge dans un rôle d’aidant.
« Ces femmes n’obtiennent probablement pas le soutien dont elles ont besoin pour se remettre d’une crise cardiaque », constate-t-elle. Les femmes font moins souvent usage de la réadaptation cardiaque que les hommes, et ce, même si on les aiguille vers cette ressource. Nous devons aider les femmes à surmonter les obstacles qui les empêchent d’utiliser cette ressource essentielle à leur rétablissement. »
Les explications possibles des différences de résultats, dit-elle, seraient que les femmes attendent plus longtemps avant de voir un médecin, qu’il est moins probable qu’elles pensent faire une crise cardiaque, qu’elles risquent davantage de remettre le traitement à plus tard et qu’elles passent souvent leurs symptômes sous silence ou les signalent moins. En plus, les professionnels de la santé ont moins tendance à soupçonner des maladies du cœur chez les femmes.
Elle ajoute que les résultats chez les jeunes femmes pourraient être améliorés grâce à une sensibilisation accrue à l’égard des facteurs de risque et des symptômes des crises cardiaques.
L’étude a étudié 286 patients de 55 ans ou moins, dont 75 femmes, répartis dans cinq hôpitaux de la C.-B. Les chercheurs ont recueilli les données de référence lors de l’arrivée des patients après une crise cardiaque et ont fait un suivi des caractéristiques démographiques, cliniques et psychosociales après un, six et 12 mois.
Seulement en Colombie-Britannique, plus de 1 000 adultes de moins de 55 ans sont admis à l’hôpital chaque année après une crise cardiaque. De ceux-ci, 25 % sont des femmes.
« Nos résultats montrent qu’il est toujours possible de s’améliorer », explique Mona Izadnegahdar, coauteure de l’étude et candidate au PhD en épidémiologie à la School of Population and Public Health de l’UBC. « Nous pouvons améliorer ces probabilités en sensibilisant les gens aux signes avant-coureurs et aux symptômes des crises cardiaques et en les éduquant sur la façon de reconnaître et de gérer les facteurs de crise cardiaque, ainsi qu’en les renseignant sur les ressources cardiaques, comme les programmes de réadaptation, et sur la manière d’y accéder. »
Les chercheurs ont également découvert dans le même groupe que même si la douleur à la poitrine était le symptôme le plus courant d’une crise cardiaque chez les hommes aussi bien que chez les femmes, les femmes souffraient d’une douleur à la poitrine plus prononcée. Elles avaient également une plus grande gamme d’autres symptômes douloureux que les hommes, tels que de la douleur dans la nuque, la gorge, le bras gauche et l’épaule.
« Cette étude est cohérente avec les autres études qui montrent que la qualité de vie des femmes atteintes d’une maladie cardiaque est pire », déclare le Dr George Honos, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur. « Les maladies cardiaques sont la principale cause de décès chez les femmes au Canada. Être attentif aux signes avant-coureurs et agir rapidement en fonction de ces signes peut sauver des vies et améliorer les résultats. » Il dit que les femmes et les membres de leur famille devraient parler à leurs médecins, être vigilantes aux symptômes et comprendre qu’elles ne sont pas à l’abri d’une crise cardiaque.
Dr Honos recommande aux femmes d’apprendre comment protéger la santé de leur cœur avec la campagne Le cœur tel qu’elles (lecoeurtelquelles.ca) de la Fondation, qui sensibilise les femmes à la manière de déterminer leurs risques et les signes avant-coureurs des maladies du cœur et des AVC, en plus de leur montrer comment apporter des changements à leur mode de vie et à agir pour réduire leurs risques jusqu’à 80 %.
Les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque ‒ chez les hommes et les femmes ‒ sont :
- Malaise dans la poitrine (pression inconfortable dans la poitrine, serrement, oppression, douleur, brûlement ou lourdeur)
- Inconfort dans d’autres zones de la partie supérieure du corps (nuque, mâchoire, épaules, bras, dos)
- Essoufflement
- Sueurs
- Nausée
- Faiblesse
Si vous ressentez l’un ou l’autre de ces symptômes, composez immédiatement le 9-1-1 ou le numéro local des urgences.
Cette étude a été présentée au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011, coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études constituent uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion des modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
Jeune et apparemment en santé - mais à risque pour une maladie du cœur
Jeune et apparemment en santé - mais à risque pour une maladie du cœur
Une nouvelle étude se penche sur un phénomène inattendu : un épaississement des artères chez de jeunes adultes
Vancouver : L’athérosclérose – un dépôt de graisse sur les parois des artères − est considérée comme un état pathologique chez les adultes d’un certain âge, mais, en fait, elle touche un grand nombre de jeunes hommes et de jeunes femmes selon une nouvelle étude de la Fondation des maladies du cœur.
« La proportion de jeunes adultes apparemment en santé dont on suppose qu’ils sont l’image même de la santé et qui ont pourtant déjà de l’athérosclérose est stupéfiante », déclare le Dr Éric Larose, cardiologue d’intervention à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et professeur adjoint à l’Université Laval.
L’athérosclérose – l’accumulation d’une substance graisseuse sur les parois des vaisseaux sanguins - est un problème de santé qui risque d’entraîner de sérieux problèmes avec les années, comme une maladie du cœur, un AVC ou même, la mort.
Les auteurs de l’étude ont examiné un groupe de 168 jeunes adultes (de 18 à 35 ans), composé de 50 % d’hommes et 50 % de femmes, qui n’avaient aucune maladie cardiovasculaire connue et aucun facteur de risque comme des antécédents familiaux de maladie du cœur précoce, de diabète, de tabagisme, de taux élevé de cholestérol ou d’hypertension.
L’équipe a pris des mesures physiques, dont la hauteur, le poids, l’indice de masse corporelle et le tour de taille. Les chercheurs ont également mesuré, au moyen de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), divers dépôts graisseux dont la graisse dermique (le gras sous le derme que vous pouvez mesurer avec des compas), ainsi que la graisse dans l’abdomen et la poitrine et autour de cette zone, y compris la quantité de graisse intra-abdominale ou viscérale. Finalement, ils ont mesuré le volume d’athérosclérose des artères carotides grâce à l’IRM.
Les chercheurs ont découvert que même si la majorité des participants n’avait pas de facteur traditionnel de risque d’athérosclérose, ils possédaient des signes discrets : un plus grand tour de taille et de la graisse viscérale recouvrant les organes internes situés dans la poitrine et l’abdomen. Cette graisse est celle qui est située dans la cavité abdominale et qui n’est pas visible. Elle est difficile à voir parce qu’elle entoure les organes à l’intérieur du corps, contrairement à la graisse sous la peau qu’il est possible de détecter facilement en regardant dans le miroir ou en pinçant la peau avec les doigts.
« Nous savons que l’obésité est un mal, explique le Dr Larose, mais nous sommes passés complètement à côté d’une grande proportion de jeunes adultes qui ne répondent pas aux critères traditionnels de l’obésité comme le poids et l’IMC. »
Il ajoute que l’idée à retenir est qu’au-delà du simple poids et de l’IMC, la mesure de la graisse cachée à l’intérieur du corps (graisse viscérale) est un bien meilleur facteur prédictif de l’athérosclérose. Les personnes ayant beaucoup de graisse viscérale auront plus d’athérosclérose, même si elles sont jeunes et semblent en santé ‒ et elles pourraient donc profiter de mesures préventives dans leur mode de vie.
Le Dr Larose explique que même s’ils ont un poids et un IMC normaux, les jeunes adultes qui ont beaucoup de graisse viscérale ont un fardeau d’athérosclérose plus grand et courent donc à long terme des risques plus importants d’évènements cliniques, y compris des crises cardiaques et des AVC. « Nous avons été encouragés en découvrant que dans cette jeune population apparemment en santé, une manière facile de mesurer les risques dans le cabinet du médecin était le tour de taille » dit-il.
Pour n’importe quel IMC, un tour de taille accru, mesuré avec un simple ruban à mesurer de couturière, prédisait une adiposité viscérale accrue et une athérosclérose précoce. La prédiction de l’adiposité viscérale et de l’athérosclérose était presque aussi précise que l’examen par IRM.
L’étude du Dr Larose confirme des recherches antérieures qui ont déterminé que jusqu’à 80 % des jeunes Américains tués au combat ou dans des accidents de la circulation étaient atteints d’une athérosclérose précoce et infraclinique (cachée).
Le point fort des résultats actuels réside dans la mesure de l’athérosclérose chez des personnes vivantes plutôt qu’au moment de l’autopsie et la mise en lumière d’une solution simple liée au tour de taille réalisable en cabinet.
Ces résultats sont utiles pour améliorer notre capacité à déterminer précocement quelles sont les personnes qui ont besoin de mesures préventives plus strictes pour ralentir la progression de leur athérosclérose.
Les maladies du cœur et les AVC sont parmi les causes principales de décès au Canada, déclare le porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, Dr George Honos. « Au pays, quelqu’un meurt d’une maladie du cœur ou d’un AVC toutes les sept minutes » remarque-t-il. « La bonne nouvelle est qu’on peut prévenir un grand nombre des maladies du cœur et des AVC en adoptant des comportements bons pour la santé. »
Elle affirme que les résultats de cette étude canadienne constituent une pièce essentielle du casse-tête. Beaucoup d’entre nous ont des facteurs de risque relatifs aux maladies du cœur et aux AVC même si ces facteurs ne sont pas immédiatement visibles et il est important de commencer le plus tôt possible à prévenir ces maladies.
« Vous pouvez y penser comme à une bombe à retardement à l’intérieur de votre corps et qui risque d’exploser plus tard dans la vie », déclare Dr Honos. « Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour désamorcer l’explosion. »
Dr Honos recommande à toute la population canadienne de prendre des mesures comme adopter un régime alimentaire sain, faire de l’activité physique, mesurer et maîtriser la pression artérielle et les niveaux de cholestérol, maintenir un poids santé, se libérer du tabac, réduire le stress, gérer le diabète et limiter la consommation d’alcool. Selon lui, les Canadiens et les Canadiennes ne doivent pas hésiter à demander à leurs fournisseurs de soins de santé de les aider à atteindre leurs objectifs.
« Mon message aux jeunes adultes est que vous n’êtes pas surhumains et n’êtes pas à l’abri des facteurs de risque », déclare Dr Honos. « Il est important de gérer les facteurs de risque à tout âge. Les problèmes de santé qui ont un effet sur votre qualité de vie finiront bien par vous rattraper. Personne n’est trop jeune pour prévenir les maladies cardiovasculaires. »
L’étude a été présentée aujourd’hui au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011, coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études constituent uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion des modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
Ralentir les cœurs frémissants : Des résultats prometteurs de l’étude à grande échelle ARISTOTLE indiquent qu’un nouveau médicament pourrait révolutionner le traitement de la fibrillation auriculaire
Ralentir les cœurs frémissants : Des résultats prometteurs de l’étude à grande échelle ARISTOTLE indiquent qu’un nouveau médicament pourrait révolutionner le traitement de la fibrillation auriculaire, un état pathologique à l’origine de près de 15 % de tous les AVC
Vancouver – Une nouvelle recherche pourrait fort bien révolutionner le traitement de la fibrillation auriculaire (FA), un état pathologique qui touche un quart de million de Canadiens et de Canadiennes et qui risque de toucher encore plus de personnes au cours des prochaines années avec le vieillissement de la population.
La FA est le type le plus courant d’arythmie cardiaque et les personnes qui en sont atteintes courent entre trois et cinq fois plus de risques de subir un AVC que les autres. Il existe depuis peu un nouveau médicament en mesure de lutter contre cet état pathologique.
« La majorité des patients atteints de fibrillation auriculaire ont besoin d’un anticoagulant. L’anticoagulant actuel est souvent problématique pour les médecins et les patients à cause de ses effets secondaires et de sa marge thérapeutique restreinte », a déclaré le Dr Ezekowitz. « Ce médicament représente un risque de saignement et nécessite une surveillance très serrée, alors que ce nouveau médicament est pris deux fois par jour sans besoin de surveillance. Notre étude montre également qu’il n’est pas seulement équivalent, mais il est meilleur que la warfarine pour prévenir les AVC. Ce sont là des avantages importants. »
Le principal traitement de la fibrillation auriculaire (FA), caractérisée par un rythme cardiaque très irrégulier et rapide, est la warfarine, un anticoagulant très efficace pour prévenir les AVC chez les patients atteints de FA mais qui exige une surveillance intensive obligeant les patients à venir au bureau de leur médecin pour des tests sanguins fréquents. La warfarine comporte des risques de saignements et d’interactions possibles avec divers aliments et médicaments que les patients consomment.
Ce nouveau médicament, l’apixaban, est une nouvelle sorte d’anticoagulant oral connu comme un inhibiteur du facteur Xa et qui a permis d’observer une diminution de la fréquence des AVC (ischémique et hémorragique), des embolies systémiques, des saignements et des décès chez des patients atteints de fibrillation auriculaire. Ces résultats ont été présentés par le Dr Justin Ezekowitz, de l’Université de l’Alberta, lors de la séance de dernière heure sur les essais cliniques du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011, coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
« Nous avons un médicament qui permet de réduire les décès et les AVC et qui est plus sécuritaire en termes de saignements, dit le Dr Ezekowitz. Il est également plus facile à utiliser. »
Le Dr Ezekowitz a présenté les résultats de l’étude internationale multicentrique à grande échelle Apixaban for Reduction In Stroke and Other ThromboemboLic Events (ARISTOTLE) sur la fibrillation auriculaire. Il s’agit de la plus grande étude prospective réalisée sur la prévention de l’AVC en cas de fibrillation auriculaire.
L’étude aléatoire portait sur 18 201 patients ayant au moins un facteur de risque supplémentaire d’AVC, comme un âge dépassant les 75 ans, une ischémie cérébrale transitoire ou un AVC précédent, une embolie systémique, une insuffisance cardiaque, une fraction d’éjection du ventricule gauche de moins de 40 %, du diabète ou de l’hypertension.
Les patients provenaient de plus de 1 000 sites dans 39 pays. Leur âge moyen était de 70 ans et 31 % d’entre eux avaient 75 ans ou plus. De ces patients, 19 % avaient déjà fait un AVC, 87 % faisaient de l’hypertension, 28 % avaient une insuffisance cardiaque ou une fraction d’éjection du ventricule gauche réduite et 24 % avaient un diabète sucré.
Le Canada a fourni une très grande cohorte de 1 057 patients, a expliqué le Dr Ezekowitz, qui a dirigé la branche canadienne de l’étude avec le Dr Paul Dorian de l’Université de Toronto.
Les patients ont été divisés de façon aléatoire en un groupe prenant 5 mg d’apixaban deux fois par jour comparativement à un groupe avec une posologie ajustée de warfarine – qui est souvent utilisée pour traiter la FA − en utilisant la technique du double placebo en double aveugle. La surveillance et la modification posologique de la warfarine, ou du placebo de warfarine, tenait compte d’une cible RIN de deux ou trois en utilisant un appareil de soins fonctionnant en aveugle et comportant une fonction de cryptage. « C’était la meilleure conception possible pour une étude clinique », explique le Dr Ezekowitz.
Un peu plus de la moitié des patients (57 %) avaient déjà utilisé de la warfarine avant de commencer l’étude et pour 43 % la warfarine était nouvelle.
Les patients ont été suivis en moyenne pendant 1,8 année.
L’étude a montré que l’apixaban est efficace pour traiter la FA. Il était également meilleur pour réduire la mortalité, toutes causes confondues, et était lié à moins de saignements.
Plus précisément, l’apixaban a réduit les risques d’AVC et d’embolie systémique de 21 %, les saignements importants de 31 % et la mortalité, pour toutes causes confondues, de 11 %.
« Les essais cliniques ont abouti à des avancées majeures pour la gestion de la FA au cours des dernières années » a déclaré le Dr Blair O’Neill, président de la Société canadienne de cardiologie, qui publie les lignes directrices canadiennes sur l’AF à l’intention des cliniciens. « L’AVC est un problème majeur pour la santé publique et dans de nombreux cas, il résulte d’une FA. Ces nouveaux anticoagulants sont des avancées importantes et conviennent à la plupart des patients atteints d’une FA. »
La fibrillation auriculaire est de plus en plus répandue avec le vieillissement de la population, pas seulement au Canada mais aussi dans le monde entier.
On l’observe aussi chez des jeunes à cause de facteurs liés au style de vie, particulièrement le stress. Le nombre de cas augmente aussi parce que les médecins décèlent plus facilement le problème.
Quelques faits sur la fibrillation auriculaire (FA)
- Les personnes aux prises avec la fibrillation auriculaire courent entre 4 et 5 fois plus de risques d’AVC ischémique que les autres. La FA serait ainsi responsable de 15 à 20 % de tous les AVC ischémiques.
- La fibrillation auriculaire touche environ 250 000 Canadiens.
- La fibrillation auriculaire est l’arythmie la plus courante gérée par les médecins des urgences et représente environ un tiers des hospitalisations pour troubles du rythme cardiaque.
- Les admissions à l’hôpital pour une fibrillation auriculaire ont augmenté de 66 % au cours des 20 dernières années à cause du vieillissement de la population et de la prévalence accrue des maladies du cœur chroniques.
- Après 55 ans, l’incidence de la fibrillation auriculaire double avec chaque décennie de vie.
- Après 60 ans, un tiers de tous les AVC sont causés par une fibrillation auriculaire.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études constituent uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
La Société canadienne de cardiologie (scc.ca) est la voix nationale des médecins et scientifiques spécialisés dans le domaine cardiovasculaire. Sa mission consiste à faire la promotion de la santé et des soins cardiovasculaires grâce à l’application des connaissances, au perfectionnement professionnel et au leadership en matière de politiques de la santé.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
De simples modifications du style de vie suffisent pour ajouter une dizaine d’années ou plus de vie en santé à l’espérance de vie moyenne des Canadiens et des Canadiennes, affirme un expert mondial
De simples modifications du style de vie suffisent pour ajouter une dizaine d’années ou plus de vie en santé à l’espérance de vie moyenne des Canadiens et des Canadiennes, affirme un expert mondial
Accorder plus d’attention aux stratégies de prévention sauverait des milliards de dollars en dépenses pour la santé
Vancouver − Des stratégies de prévention en matière de santé pour aider la population canadienne à atteindre son potentiel maximal de santé ajouteraient une dizaine d’années ou plus de vie en santé à l’espérance de vie moyenne et feraient économiser des milliards de dollars grâce à une diminution des maladies cardiovasculaires, déclare le Dr Clyde Yancy, cardiologue réputé.
Le Dr Yancy, qui prononcera la conférence de la Fondation des maladies du cœur lors de la cérémonie d’ouverture du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire à Vancouver ce dimanche, expliquera aux délégués que les gens qui appliquent sept mesures simples pour une vie saine peuvent s’attendre à vivre encore entre 40 et 50 ans après l’âge de 50 ans.
« Maîtriser ces sept facteurs simples liés au mode de vie donne aux personnes une chance de 90 % de vivre jusqu’à l’âge de 90 ou 100 ans, à l’abri non seulement des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux, mais aussi d’un certain nombre d’autres maladies chroniques dont le cancer » affirme le Dr Yancy, professeur de médecine et chef de la cardiologie à l’école de médecine Feinberg de l’Université Northwestern. Il est également l’ancien président de l’American Heart Association.
« En appliquant ces mesures simples, nous sommes en mesure de repousser les maladies mettant en jeu le pronostic vital dans les dernières années de la vie et de préserver la qualité de vie le plus longtemps possible. » Il prédit que si nous agissons maintenant, nous pouvons renverser la vapeur d’ici 2020.
Selon la Fondation des maladies du cœur, chaque année environ 250 000 d’années de vie potentielles sont perdues au Canada à cause de maladies du cœur et d’AVC, deux des trois principales causes de mortalité.
D’après le Dr Yancy, les Canadiens et les Canadiennes peuvent obtenir une santé optimale en appliquant ces mesures :
1. SOYEZ ACTIF : L’inactivité retranche dans bien des cas près de quatre ans à l’espérance de vie d’une personne. Les personnes physiquement inactives sont exposées à un risque deux fois plus important que les autres d’avoir une maladie du cœur ou un accident vasculaire cérébral.
2. APPRENEZ À CONNAÎTRE ET À MAÎTRISER VOTRE TAUX DE CHOLESTÉROL : Au Canada près de 40 % des adultes ont des taux élevés de cholestérol, ce qui risque d’entraîner des dépôts graisseux dans les artères et donc d’augmenter les risques de maladie du cœur et d’accident vasculaire cérébral.
3. MANGEZ SAINEMENT : Une alimentation saine est l’une des choses les plus importantes que vous pouvez faire pour améliorer votre santé. Pourtant près de la moitié des Canadiens et des Canadiennes ne suivent pas les recommandations en matière de saine alimentation.
4. APPRENEZ À CONNAÎTRE ET À MAÎTRISER VOTRE PRESSION ARTÉRIELLE : L’hypertension, souvent appelée le « tueur silencieux » parce qu’il n’y a pas de signes avant-coureurs ni de symptômes, touche une personne sur cinq au pays. En connaissant et en maîtrisant votre pression artérielle, il est possible d’obtenir une diminution de vos risques d’accident vasculaire cérébral de près de 40 % et de vos risques de crise cardiaque de près de 25 %.
5. ATTEIGNEZ ET MAINTENEZ UN POIDS SANTÉ : Près de 60 % des adultes au pays sont en surpoids ou obèses, un facteur de risque important pour les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux. L’obésité risque de réduire votre durée de vie de près de quatre ans.
6. GÉREZ LE DIABÈTE : On estime que d’ici 2016, environ 2,4 millions de Canadiens et de Canadiennes vivront avec le diabète. Le diabète augmente le risque d’hypertension artérielle, d’athérosclérose (rétrécissement des artères), de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cérébral, notamment si le taux de glycémie est mal maîtrisé.
7. LIBÉREZ-VOUS DU TABAGISME : Plus de 37 000 personnes meurent prématurément au Canada chaque année à cause de l’usage du tabac et des milliers de non-fumeurs meurent chaque année de l’exposition à la fumée secondaire. Dès que vous cessez de fumer, vos risques de maladies du cœur et d’accident vasculaire cérébral commencent à diminuer. Après 15 ans, vos risques seront pratiquement les mêmes que ceux d’un non-fumeur.
Réclamer des stratégies axées sur la prévention
Même si actuellement moins de 10 % de la population peut se vanter d’avoir atteint cet objectif de santé optimale, « la prévention a un potentiel extraordinaire si une grande partie de la population décide de la pratiquer » explique le Dr Yancy. « Nous savons comment prévenir les maladies du cœur et les AVC; nous devons maintenant élaborer les outils pour donner à la population les moyens de gérer les risques et de prévenir les maladies du cœur. »
Le Dr Yancy invite les gouvernements à investir dans des stratégies ciblées de longue durée axées sur la prévention. Il affirme que les initiatives nécessaires comprennent un changement dans les politiques actuelles sur le sodium, un progrès continu des initiatives de lutte contre le tabagisme, plus d’espaces verts et une éducation sur la santé.
« Adopter des modes de vie sains est fondamental pour prévenir les maladies du cœur et les AVC » déclare Bobbe Wood, présidente de la Fondation des maladies du cœur du Canada. « La Fondation a pour but de sensibiliser la population aux maladies du cœur et de promouvoir des politiques publiques qui favorisent le changement vers des modes de vie sains et des collectivités saines. »
Elle ajoute que la Fondation continuera à élaborer des partenariats et des politiques qui ont permis de réduire de façon significative les quantités de lipides trans du régime alimentaire de la population canadienne. D’autres thèmes importants sur lesquels il convient d’insister : les initiatives de lutte contre le tabagisme, qui doivent être renforcées, un aménagement des collectivités propice à un mode de vie sain et une réduction continue de la quantité de sel dans nos produits alimentaires, ce qui a été atteint en partie grâce à Visez santéMC, le programme phare d’information sur les aliments de la Fondation.
Le Dr Yancy ajoute qu’un meilleur accès aux soins de santé axés sur la prévention et la maîtrise d’importants facteurs de risque, dont l’hypertension, un taux élevé de cholestérol et le diabète, sont également essentiels.
Sonner l’alarme quant aux coûts de plus en plus inquiétants des soins pour les maladies du cœur
Le Dr Yancy veut également sonner l’alarme quant aux coûts de plus en plus inquiétants des soins pour les maladies du cœur, actuellement et à l’avenir.
Évoquant les prédictions selon lesquelles les coûts médicaux directs des soins des maladies du cœur risquent de grimper, aux États-Unis seulement, à 818 milliards de dollars d’ici 2030, il dit que les gouvernements et les entreprises du monde entier ont d’excellentes raisons au point de vue de l’économie et de la santé d’adopter des stratégies de prévention.
Les maladies du cœur et les AVC coûtent à l’économie canadienne plus de 20,9 milliards de dollars annuellement en services médicaux, en coûts hospitaliers, en salaires perdus et en perte de productivité.
« L’occasion de faire de la prévention n’est pas une attente irréaliste » déclare le Dr Yancy. « Au cours des 40 dernières années, les taux de maladies du cœur et d’AVC ont diminué de façon constante. » Le taux a diminué de 70 % au Canada depuis le milieu des années 1950. Au cours de la dernière décennie, il a décliné de 25 %.
Malheureusement ces avantages pourraient être de courte durée selon le Dr Yancy, si le fardeau des risques, particulièrement ceux de l’obésité et du diabète, continuent à croître, surtout chez les enfants. « Nous devons agir maintenant. »
Le conférencier de la Fondation des maladies du cœur du Canada, le Dr Clyde Yancy, présentera la conférence de la Fondation des maladies du cœur lors de la cérémonie d’ouverture du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire (CCSC) à Vancouver ce dimanche.
Coorganisé par la Société canadienne de cardiologie et la Fondation des maladies du cœur du Canada, le CCSC est le plus grand congrès scientifique à l’échelle nationale, attirant près de 4 000 professionnels de la santé de tout le pays.
Les participants, représentant 20 organisations, dont des chirurgiens, des spécialistes en pédiatrie, des cardiologues, des infirmières, des professionnels de la rééducation et d’autres, se renseignent sur les recherches scientifiques les plus récentes et à la fine pointe et s’appliquent ensuite à faire bénéficier leurs patients de ces connaissances. Le Congrès se déroule jusqu’au 26 octobre.
Toute personne intéressée est en mesure de faire l’évaluation personnalisée Mon Évaluation de risque cardiovasculaireMC sur www.fmcoeur.com pour découvrir comment l’âge, les antécédents familiaux et les problèmes médicaux ont une incidence sur la santé du cœur.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études constituent uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion des modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
Des milliards de dollars sont en jeu pour limiter les coûts croissants liés à l’insuffisance cardiaque au Canada
Des milliards de dollars sont en jeu pour limiter les coûts croissants liés à l’insuffisance cardiaque au Canada.
Un énorme flot de patients atteints d’insuffisance cardiaque représente un lourd fardeau pour le système des soins de santé du Canada en plus d’engorger les services d’urgence et de causer des temps d’attente de plus en plus longs en vue d’obtenir des traitements.
Vancouver – Les coûts liés aux insuffisances cardiaques (IC) atteignent des sommets, malgré les efforts des chercheurs qui proposent des tests et des stratégies simples pour les ramener à des niveaux raisonnables.
Une évaluation du problème grandissant et une nouvelle initiative pour restreindre les coûts et accroître l’efficacité des soins donnés aux patients atteints d’insuffisance cardiaque lorsqu’ils se présentent à l’urgence, ont fait l’objet de deux importantes études présentées au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011 qui a été coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
Environ un demi-million de Canadiens et de Canadiennes sont atteints d’insuffisance cardiaque. Dix pour cent de ce nombre, soit 50 000 personnes, souffrent d’insuffisance cardiaque avancée et ont 50 % de chances de survie d’un an. Le nombre de patients vivant avec une insuffisance cardiaque est en augmentation parce que plus de gens survivent à des crises cardiaques grâce à de meilleurs diagnostics et traitements.
Selon la Dre Debbie Feldman, de l’École de réadaptation de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, le rôle joué par le service d’urgence de l’hôpital est essentiel pour assurer des résultats positifs du traitement de l’IC, que ce soit d’un point de vue médical ou économique.
Dans l’étude de Dre Feldman, réalisée dans huit hôpitaux québécois, moins d’un tiers des patients s’étant présentés aux urgences pour une insuffisance cardiaque ont été suivis dans les deux semaines suivantes, soit la période recommandée par les lignes directrices de la Société canadienne de cardiologie (SCC).
Voilà qui est très troublant selon la Dre Feldman, dont l’étude montre pour la première fois que le non-respect des lignes directrices de la SCC est associé à des résultats médiocres.
Tous les 551 patients de l’étude de Dre Feldman avaient un diagnostic d’insuffisance cardiaque confirmé lorsqu’ils se sont présentés aux services d’urgence. La moyenne d’âge des patients était de 75 ans, 51 % d’entre eux étaient des hommes et 49 % des femmes.
Au bout de quatre semaines suivant leur congé des services d’urgence, 51 % des patients avaient consulté un médecin.
Au cours de la période de suivi de six mois, 25 % sont retournés aux urgences et 14 % sont décédés.
Les patients qui ont été vus pendant la période de deux semaines recommandée par la SCC ont connu moins d’événements indésirables : ils risquaient moins de retourner aux urgences, d’être hospitalisés ou de mourir, même si les résultats n’étaient pas statistiquement significatifs.
Pourtant la tendance vers de mauvais résultats, soit plus de décès et de réadmissions à l’hôpital pour insuffisance cardiaque ou des visites répétées aux urgences, a été significativement plus élevée chez les patients qui ont été vus par un médecin seulement quatre semaines après leur visite aux urgences. « Les patients qui ne sont pas rapidement suivis (entre 2 et 4 semaines) après leur visite aux urgences, courent un risque plus élevé de mourir ou d’être réadmis aux urgences ou à l’hôpital. »
L’étude de Dre Feldman a également déterminé qu’au bout de six semaines, 61 % des patients avaient été vus par un médecin et qu’au bout de trois mois, 95 % avaient été auscultés.
« Il est vraiment urgent de s’assurer qu’il y a un suivi approprié pour ces patients », déclare le Dr Blair O’Neill, président de la Société canadienne de cardiologie. « Nous devons optimiser l’observance de ces lignes directrices. »
Une nouvelle évaluation simple des risques pourrait aider la prise de décision entre admission et congé
Présentant une autre étude, le Dr Douglas Lee, cardiologue au Toronto General Hospital et chercheur à l’Institut des sciences de l’évaluation clinique, a expliqué à l’assemblée que ce n’est que récemment que les médecins ont commencé à disposer d’outils leur permettant de prendre des décisions efficaces relatives aux insuffisances cardiaques de pronostic grave dans le cas des patients se présentant aux services d’urgence.
« Malgré le fait qu’il y ait plus d’un million de visites aux urgences chaque année en Amérique du Nord, nous n’avons toujours que très peu de données probantes pour nous aider à décider à qui il faut donner congé et qui doit être admis à l’hôpital », affirme le Dr Lee.
Pendant ce temps, le nombre de personnes atteintes d’insuffisance cardiaque augmente, phénomène qui est en partie lié au fait que plus de gens survivent à des crises cardiaques et à d’autres troubles cardiaques. Les personnes atteintes d’une maladie du cœur vivent plus longtemps et ce sont elles qui risquent d’avoir une insuffisance cardiaque.
« Nous avons élaboré une évaluation des risques consistant en un ensemble de questions simples et de tests faciles à obtenir que nous appelons la cote des risques de mortalité d’une insuffisance cardiaque dans les services d’urgence », a-t-il expliqué lors du Congrès.
« C’est une cote qui peut être calculée dans tout service d’urgence et qui pourrait être employée n’importe où dans le monde parce qu’elle ne nécessite pas de tests compliqués », a-t-il ajouté.
Selon lui, ce modèle simple des risques cliniques prédit avec une grande précision la mortalité chez les patients atteints d’IC qui se présentent aux urgences et il aide à prendre les décisions d’admission ou de congé.
Le Dr Lee et son équipe ont examiné 12 591 patients atteints d’insuffisance cardiaque grave qui se sont présentés aux services d’urgence entre 2004 et 2007 en Ontario, Canada.
Ils ont élaboré une cote des risques cliniques, fondée sur des facteurs faciles à évaluer, pour prédire les risques qu’un patient meure dans les sept jours suivant son congé des services d’urgence.
Les facteurs prédisant un plus grand risque de mourir dans les sept jours comprennent une plus grande acuité (c.-à-d., un besoin de services médicaux d’urgence), des niveaux de troponine plus élevés même si ce n’est que légèrement, une créatininémie plus élevée et des taux de potassium anormaux, trop élevés ou trop bas. Si le patient a commencé à être atteint d’une insuffisance cardiaque alors qu’il prenait du métolazone – un médicament indiqué chez les patients avec une insuffisance cardiaque grave – il est également exposé à un risque plus élevé.
La pression artérielle systolique, la fréquence cardiaque et la saturation en oxygène sont également d’importants facteurs prédictifs de mortalité.
Le Dr Lee et son équipe ont déterminé que lorsque tous ces facteurs sont combinés, les patients classés dans le groupe le plus à risque ont un taux de mortalité après sept jours d’environ 8 %, ce qui signifie qu’un patient sur douze parmi ceux les plus à risque meurt dans les sept jours.
Les patients du groupe le moins à risque ont au contraire un taux de mortalité d’environ 0,3 %, ce qui signifie que sur 350 patients qui reçoivent leur congé, il n’y a qu’un seul décès.
« C’est un domaine qu’il faut continuer d’étudier. Nous n’avons pas encore trouvé une solution au problème, mais nous avons fait un grand pas en avant vers une prise de décision s’appuyant le plus possible sur les données probantes dans les cas d’insuffisance cardiaques aux services d’urgence », affirme le Dr Lee.
« Au cours de la prochaine étape, nous allons tenter de développer un système informatisé pour calculer la cote pour les médecins qui travaillent au service des urgences. Nous aimerions développer des applications pour PDA et IPhone, ainsi que d’autres outils techniques interactifs. »
« Ce type de médecine va clairement s’imposer dans les prochaines années comme un élément important de la pratique clinique » déclare le Dr George Honos, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur, qui ajoute que les diagnostics précoces, les changements du mode de vie et les traitements médicamenteux appropriés peuvent aider les personnes atteintes d’une insuffisance cardiaque à mener des vies normales et actives et à bien gérer leur état de santé. Ces précautions leur éviteront des visites à l’hôpital et leur permettront de vivre plus longtemps.
Les déclarations et conclusions des auteurs de cette étude sont uniquement celles des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les points de vue de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
La Société canadienne de cardiologie (ccs.ca) est le porte-parole national des médecins et des scientifiques dans le domaine cardiovasculaire. Sa mission est de promouvoir la santé et les soins cardiovasculaires au moyen de l’application des connaissances, du perfectionnement professionnel et d’un leadership en matière de politiques de la santé.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion des modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
La transplantation cardiaque est sécuritaire et efficace : une étude canadienne sur 30 ans détermine que les taux de survie sont actuellement de près de 90 %
La transplantation cardiaque est sécuritaire et efficace : une étude canadienne sur 30 ans détermine que les taux de survie sont actuellement de près de 90 %
Vancouver – La transplantation cardiaque est un traitement efficace et très sécuritaire, selon une étude à long terme présentée aujourd’hui lors du Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire 2011, coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
Les chercheurs du programme de transplantation cardiaque de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa ont présenté les résultats du suivi sur 25 ans de 461 patients ayant subi une transplantation. L’âge moyen des patients au moment de la transplantation était de 49 ans (±13 ans). Le suivi et la gestion des patients respectaient les lignes directrices en vigueur au moment de l’intervention.
Les chercheurs ont déterminé que les taux de survie ont connu une amélioration de 20 % depuis 1980, date à laquelle les chirurgiens ont commencé à pratiquer des transplantations cardiaques selon les normes actuelles.
« Les transplantations cardiaques sont un traitement remarquablement efficace », explique le
Dr Marc Ruel, directeur de la chirurgie du programme de transplantation cardiaque de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. « Il ne faut pas oublier que la moitié de ces patients, sans transplantation, seraient décédés dans le courant de l’année. »
L’Institut de cardiologie a déterminé que les taux de survie sont relativement bons depuis un certain nombre d’années, surtout depuis 2003, grâce aux progrès des techniques chirurgicales et des soins médicaux. Le taux de survie huit ans après la chirurgie est désormais de 89,3 %. « Les résultats n’ont pas cessé de s’améliorer au cours des années », fait remarquer le Dr Ruel.
Cinquante-cinq pour cent des patients étaient de classe 3 ou plus au moment de la transplantation, ce qui signifie qu’ils avaient des besoins médicaux particulièrement complexes et urgents.
L’étude a permis d’établir que les taux de survie pour une période de 25 ans étaient les suivants :
- Survie au bout d’un an : 86 %
- Survie au bout de cinq ans : 75 %
- Survie au bout de 10 ans : 62 %
- Survie au bout de 15 ans : 47 %
- Survie au bout de 20 ans : 36 %
L’âge du patient au moment de l’intervention a une incidence négative sur le taux de survie. Ainsi, plus le patient est jeune au moment de la transplantation, plus les résultats sont satisfaisants. Chaque tranche de 10 ans supplémentaires réduit le taux de survie de 20 % selon l’étude.
Le sexe du patient et l’utilisation d’un dispositif d’assistance ventriculaire (une pompe mécanique qui aide une fonction cardiaque affaiblie à assurer la circulation sanguine) avant la transplantation n’ont pas d’incidence significative sur le taux de survie.
Après la période périopératoire, la vasculopathie d’allogreffe cardiaque constitue la cause de décès dans 36 % des cas (moyenne de huit ans après la transplantation). D’autres causes de décès sont le rejet dans 6 % des cas (moyenne de 1,4 an après la transplantation), la sepsie dans 10 % des cas (moyenne de 1 an après la transplantation), le cancer dans 17 % des cas (moyenne de 7,7 ans après la transplantation) et d’autres causes dans 32 % des cas (moyenne de 8,2 ans après la transplantation).
Une transplantation cardiaque couronnée de succès est un effort collectif qui commence par l’identification des donneurs, le consentement des familles, la préparation des donneurs et la collaboration entre les centres hospitaliers. Il faut une grande équipe de chirurgiens, de cardiologues spécialistes des transplantations, d’infirmières, de coordonnateurs, de physiothérapeutes et de travailleurs sociaux.
« La transplantation cardiaque est un des plus beaux actes médicaux et chirurgicaux par sa résonance philosophique et symbolique », affirme le Dr Ruel. « Même si le nombre de donneurs sera toujours inférieur aux besoins, à moins d’avancées thérapeutiques du côté de la régénération cardiaque, il est essentiel d’insister sur l’importance cruciale des programmes de transplantation cardiaque et de dons d’organes compte tenu des nombreuses vies sauvées et des souffrances évitées pour tant de familles. Nous espérons que cette recherche transmet ce message. »
« La transplantation cardiaque est un très bon choix pour certains patients », ajoute le Dr Haissam Haddad, directeur médical du programme de transplantation cardiaque de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa. « Les résultats au fil des ans nous laissent penser qu’il s’agit d’une intervention sécuritaire et efficace. »
Les maladies du cœur constituent une cause importante de décès au pays. « La transplantation cardiaque est un excellent traitement pour les quelques patients qui en ont besoin », explique le Dr George Honos, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur. « Nous avons tous un rôle à jouer dans ce combat, ne serait-ce qu’en signant nos cartes de don d’organes et en parlant à notre entourage de nos préférences. » Elle recommande aussi à tous d’adopter un mode de vie sain afin de prévenir les maladies du cœur.
« Les personnes au pays qui sont atteintes d’insuffisance cardiaque ont accès à une intervention qui dans bien des cas leur sauve la vie. Il faut toutefois souligner que cette disponibilité du traitement n’est rendue possible que par la grande compétence de nos équipes multidisciplinaires de transplantation et par la générosité de nos donateurs », ajoute le Dr Honos. « L’étude constitue une mesure utile de l’efficacité de cette intervention d’importance vitale pour ces patients très gravement malades qui ont besoin d’un nouveau cœur. »
La transplantation cardiaque est indiquée dans le traitement des derniers stades de l’insuffisance cardiaque grave. L’insuffisance cardiaque résulte de dommages au cœur liés à une coronaropathie, comme une crise cardiaque, une hypertension grave et non traitée (les cardiopathies hypertensives), un trouble valvulaire, une infection, comme certains virus, l’alcool et les drogues illicites ou une cardiopathie héréditaire ou congénitale.
En 2010, 167 transplantations cardiaques ont été effectuées dans cinq provinces. Au 31 décembre 2010, il y avait 135 personnes au pays en attente d’une transplantation cardiaque.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études constituent uniquement les opinions des auteurs et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion des modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
Les chirurgiens cardiaques en formation profitent d’une formation pratique supplémentaire à domicile
Les chirurgiens cardiaques en formation profitent d’une formation pratique supplémentaire à domicile
Un simulateur (comme ceux utilisés pour la formation des pilotes) recrée des scénarios réels et améliore les résultats de la chirurgie cardiaque
Vancouver – Les médecins résidents en chirurgie cardiaque qui reçoivent une formation supplémentaire à l’aide d’un simulateur pouvant être emporté chez soi font un meilleur travail que les autres une fois qu’ils entrent dans la salle d’opération, c’est ce qu’a affirmé aujourd’hui Dr Buu-Khanh Lam au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire de 2011 coorganisé par la Fondation des maladies du cœur et la Société canadienne de cardiologie.
Dr Lam et une équipe chirurgicale multidisciplinaire ont mis au point une trousse contenant des fils de suture, une pince et des tubes miniatures qu’il est possible d’amener chez soi afin de s’exercer à faire une opération des plus complexes : l’anastomose microvasculaire. Cette intervention qui consiste à lier deux artères est l’un des principes de base du pontage aortocoronarien; elle est réalisée des centaines de milliers de fois par année en Amérique du Nord selon Dr Lam, directeur de l’enseignement chirurgical aux étudiants de premier cycle de l’Université d’Ottawa et directeur de la clinique de chirurgie valvulaire de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa.
Selon lui, les résidents ont beaucoup de difficulté à avoir une formation chirurgicale suffisante pour une intervention aussi délicate en raison de la grande complexité des cas cardiaques, des restrictions en matière d’heures de travail des professionnels de la médecine et du caractère litigieux du milieu médical. De plus, la salle d’opération est un endroit particulièrement stressant et probablement peu propice à l’acquisition d’une nouvelle compétence. « Nous voulions élaborer une stratégie de formation afin d’offrir davantage d’occasions aux nouveaux chirurgiens de s’exercer par eux-mêmes et d’être plus compétents dans la salle d’opération » explique-t-il.
À ce jour, l’utilisation de simulations pour la formation en chirurgie cardiaque est plutôt limitée.
Dans l’espoir de tester les avantages des exercices à domicile avec la trousse, l’équipe du Dr Lam a recruté 39 étudiants de première et de deuxième année en chirurgie. Chacun d’eux a suivi les cours classiques ainsi que des séances de formation pratique. De plus, la moitié des étudiants ont reçu la trousse et les instructions de s’exercer 10 fois de plus, tout en notant les heures qu’ils passaient à le faire.
Deux semaines plus tard, tous les étudiants sont retournés au laboratoire afin de réaliser une micro-anastomose dans les mêmes conditions que dans une salle d’opération. Ils ont été évalués par des observateurs experts qui ne savaient pas lesquels d’entre eux avaient fait les exercices à domicile. Chacun a reçu une note établie en fonction de leurs compétences chirurgicales et techniques, de leur connaissance des instruments, de la qualité de l’intervention et du temps qu’il leur a fallu pour la terminer.
Ceux qui avaient fait la formation par simulation à domicile ont eu une note supérieure à tous les égards.
« S’il faut en tirer une leçon, c’est que même dans un milieu aussi spécialisé, les exercices pratiques permettent vraiment de s’améliorer, affirme Dr Lam. Plus on fait de chirurgies, mieux on les fait. Voilà l’avenir de la formation en chirurgie cardiaque. »
« Avec nos chirurgiens cardiaques des plus compétents, les Canadiens sont entre de bonnes mains, souligne Dr George Honos, porte-parole de la Fondation des maladies du cœur. Ce type de formation simple représente des progrès vraiment encourageants, car il renforce le filet de sécurité de tous les gens qui doivent subir une chirurgie vasculaire chaque année. Effectivement, les causes principales de l’hospitalisation au Canada demeurent les maladies du cœur et les AVC, avec près de 17 % du total des hospitalisations. »
Selon Dr Honos, la formation, surtout en chirurgie cardiaque, doit suivre une courbe d’apprentissage très longue. « Il n’y a pas assez de patients pour une formation rapide, dit-il. Les simulateurs (comme ceux utilisés dans la formation des pilotes) imitent des scénarios et des conditions véritables afin de permettre aux apprentis de s’exercer en tout temps et d’accumuler les heures de formation. »
« Nous formons des chirurgiens efficaces et confiants » affirme Dr Lam, tout en ajoutant que cette formation supplémentaire en micro-anastomose peut s’avérer utile pour les médecins qui font des chirurgies ailleurs dans le corps.
Les déclarations et les conclusions des auteurs des études expriment uniquement les opinions des auteurs des études et ne reflètent pas nécessairement les politiques ou les positions de la Fondation ou de la SCC. La Fondation des maladies du cœur du Canada et la Société canadienne de cardiologie n’offrent aucune garantie relative à leur exactitude ou à leur fiabilité.
Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.
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